La bonne question ne porte pas sur les sels — mais sur l'humidité et les moisissures qui les accompagnent. Voici ce que disent l'OMS et les autorités sanitaires.
Beaucoup voient la poudre blanche à la base du mur et se demandent si elle est toxique. Il vaut la peine de distinguer deux choses différentes : ce qu'est le salpêtre, et quel est véritablement le problème de santé dans un logement humide.
Le salpêtre est le nom courant des sels (nitrates, sulfates et autres) que l'eau transporte depuis l'intérieur du mur jusqu'à la surface. Quand l'eau s'évapore, les sels restent et cristallisent, formant la poudre ou les cristaux blancs que l'on voit. Le salpêtre est donc avant tout un signe : il indique qu'il y a de l'eau qui circule dans le mur, le plus souvent par remontées capillaires.
Ce que les données associent à des effets sur la santé, ce ne sont pas les sels en eux-mêmes, mais les environnements humides et moisis. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), dans ses orientations sur la qualité de l'air intérieur liées à l'humidité et aux moisissures (WHO guidelines for indoor air quality: dampness and mould), vivre dans des espaces humides et moisis est associé à une augmentation des problèmes respiratoires.
Selon l'OMS, parmi les effets fréquemment décrits figurent : des symptômes respiratoires (toux, sifflements), une irritation des voies respiratoires, une aggravation de l'asthme et des réactions allergiques chez les personnes sensibles. L'intensité varie d'une personne à l'autre et est plus marquée dans les groupes vulnérables, comme les enfants, les personnes âgées et les personnes atteintes d'une maladie respiratoire.
Les autorités sanitaires vont dans le même sens. Au Portugal, la Direction générale de la santé (DGS) recommande, dans le cadre de la promotion de logements sains, d'éviter l'humidité et les moisissures à l'intérieur des habitations et d'assurer une bonne ventilation. Le message officiel est cohérent : c'est l'environnement humide et moisi qui doit être évité.
Le salpêtre est composé de sels minéraux. Les orientations de santé publique ne comportent pas d'alerte spécifique le plaçant, comme les moisissures, au rang de risque respiratoire. Cela dit, lorsqu'on retire un enduit dégradé ou du salpêtre, mieux vaut faire preuve de bon sens : éviter de soulever de la poussière inutilement, aérer la pièce et, pour les personnes ayant une sensibilité respiratoire, porter un masque — les mêmes précautions que pour tout chantier poussiéreux. La priorité santé doit rester l'humidité et les moisissures.
Si vous avez du salpêtre, l'étape utile est de comprendre d'où vient l'eau et de traiter la cause. Un diagnostic d'humidité avec mesures identifie l'origine (remontées capillaires, condensation, infiltration) et permet de choisir la bonne réponse. Pour les remontées capillaires — la cause la plus fréquente lorsqu'il y a du salpêtre à la base des murs — Geo Portugal utilise le dispositif BOX-S-GEO, une solution non destructive ; selon le fabricant, il agit sur les remontées capillaires, avec des résultats qui varient selon le bâtiment et sont suivis par des mesures.
Le salpêtre (les sels) en lui-même n'est pas désigné comme le principal risque. Le problème, c'est ce qu'il révèle : une humidité persistante. Ce sont l'humidité et les moisissures qui l'accompagnent qui sont associées à des effets sur la santé, surtout respiratoires, selon l'OMS.
Selon l'OMS, les environnements humides et moisis sont associés à davantage de symptômes respiratoires, à une aggravation de l'asthme et à des réactions allergiques chez les personnes sensibles. Les autorités sanitaires recommandent d'éviter l'humidité et les moisissures à l'intérieur du logement.
Oui. Face à une toux, un essoufflement, une aggravation d'un asthme ou des allergies que vous associez à un logement humide, consultez un médecin. En parallèle, il importe de résoudre la cause de l'humidité.
Non. Nettoyer en surface ne retire pas l'eau qui alimente le salpêtre. Sans traiter l'origine de l'humidité, le salpêtre tend à revenir. La première étape est le diagnostic de la cause.
Auteur : Équipe technique de Geo Portugal.
Sources et notes : orientations de l'Organisation mondiale de la santé sur l'humidité et les moisissures dans l'air intérieur (WHO guidelines for indoor air quality: dampness and mould) et recommandations de santé publique de la Direction générale de la santé (DGS, Portugal) sur les logements sains et la ventilation. Les formulations sont prudentes et de caractère général ; l'association entre humidité/moisissures et symptômes varie d'une personne à l'autre. Contenu informatif qui ne remplace ni un avis médical ni un diagnostic sur place. Les indications sur le dispositif BOX-S-GEO correspondent à l'information du fabricant ; les résultats varient selon le bâtiment et sont suivis par des mesures. Mis à jour le 08-10-2026.
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